Guide
L'hiver québécois,
et ce qu'il fait vraiment au solaire
Le froid améliore le rendement des cellules de 10 à 15 %. Ce qui réduit la production en décembre, c'est la longueur du jour.
Le froid est un allié, pas un obstacle
C'est contre-intuitif, mais un panneau photovoltaïque produit mieux quand il fait froid. Une cellule de silicium perd en tension à mesure qu'elle chauffe : une journée claire à moins quinze degrés est une meilleure journée de production qu'une journée claire à trente-cinq degrés, à ensoleillement égal.
Le facteur qui fait réellement baisser la production de décembre et de janvier n'est pas la température, c'est la durée du jour et l'angle bas du soleil.
La neige
Sur une toiture inclinée, la neige glisse d'elle-même. La surface de verre est lisse, et le panneau se réchauffe légèrement dès qu'un rayon l'atteint, ce qui amorce le glissement.
Il ne faut pas monter déneiger des panneaux. Le risque de rayer le verre, d'abîmer un joint ou de tomber dépasse largement les quelques kilowattheures récupérés. Une toiture plate change la donne : c'est un cas à discuter à la visite.
Le calcul se fait sur l'année, pas sur le mois
Au Québec, un kilowatt installé produit en moyenne 1 200 kilowattheures par année, soit environ 6 000 kWh pour une installation de 5 kW. Ce chiffre est annuel : il intègre déjà les mois creux de décembre et de janvier, compensés par les mois d'été.
Le mesurage net existe précisément pour lisser ce déséquilibre : on accumule des crédits l'été pour les dépenser l'hiver.
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